Il était une fois...

Année: 
1994
Affiche - Il était une fois... - 1994

Le spectacle est placé sous le patronage de Pierre Jakez Helias qui demandant à un conteur breton, « Pourquoi contez-vous ? », entendit cette réponse : « Si je conte, c’est pour réagir contre tout ce qui nous brime.» 

Il établit ainsi le rapport entre le conte et le théâtre. Tous deux fondés sur la présence de l’oralité : quelle que soit la tradition dont ils sont issus, ils se présentent comme l’intercesseur entre le rêve et la réalité. Ils établissent une connivence avec le public, pour s’émouvoir et rire ensemble. Ils rassemblent la mémoire collective et l’expérience individuelle. 

« Il était une fois » : la formule magique va permettre aux spectateurs de découvrir un bien-être de vivre ensemble l’émotion délicieuse de la peur et de la magie.

Article de " la feuille théâtre ", quotidien lors de la manifestation Besançon Ville ouverte aux jeunes,10 juin 1994.

Il était une fois un collectif d'une trentaine d'étudiants, qui, plein d'énergie et d'invention avait fait le pari d'extraire de la réalité froide d'une nuit de juin, quelque 200-300spectatuers et de les plonger dans l'univers du conte.

D'emblée de jeu on y est, entraîné par une nuée de lutins facétieux, qui, comme, le joueur de flûte de Hammel nous montre le chemin où devra s'opérer le " transfert " : des gradins en plein air.
Sitôt fait, ils regagnent le refuge, un escalier-toboggan qu'ils dévalent un peu à la façon des troll de Lillehammer au moment où commencent les choses sérieuses : le spectacle.
D'emblée on est transporté dans le mystère :
- un grand tissu gris au sol avec des trous ? des fentes ?
- des praticables noirs et rouges dresssés horizontalement au fond de l'espace, qu'est-ce qu'ils peuvent bien cacher ? et l'embarras des grouillants lutins bigarrés qui ont oublié le mot magique qui donne le coup d'envoi.
On s'attend à tout, sauf à voir surgir de là, sur une musique à donner le frisson, des corps coupés en morceaux, une forêt de mains, des têtes grimaçantes, ou pas de tête du tout !...
Le monde de la nuit et de ses horreurs s'anime aussi sous les tissus qui libèrent la tête, les bras et les jambes d'un personnage qui tente d'accoucher de sa monstrueuse configuration. Une sorcière rouge galvanise son monde dans une fantastique chevauchée wagnérienne !
A partir de là, le ton est donné : sans cesse notre mise en image personnelle va être débordée par une autre mise en image, inattendue, allant bien au-delà de notre imagination.
Comment ? Par une série de gags toujours renouvelés, (...)
(...) Tous les éléments du conte merveilleux sont là avec un petit " piment " supplémentaire à destination des adultes : les références à notre culture musicale, cinématographique et littéraire (la guerre du feu, le western, la bande dessinée, le " Ring ", et Shakespeare)
L'organisation de tous ces éléments de jeu dans une succession de tableaux dont les enchaînements sont étudiés de façon à ne jamais laisser d'espace vide prépare le spectateur, toujours tenu en éveil, à goûter le très beau texte final du " songe d'une nuit d'été "

Informations: 

Création collective.

Mise en scène : Joseph Melcore

Régie son et lumière :  Jonathan Durandin, Philippe Coulon. 

Masques : Sous la direction de Sabine Abrassard 

Costumes : Geneviève Coulomb, Anne-Marie Tournier et l’ensemble de la troupe. 

Il était une fois…a été créé en juin 1994 à l’Amphi de plein air de l’UFR STAPS dans le cadre de BVOJ.

Distribution: 

Rachel Bouteiller, Sonia Duquet, Béatrice George, Céline Grossiord
Cathy Halle, Régine Lamberti, Franck Meinen, Hélène Mercier
Bernard Normand, Damien Poinsard, Chantal Poirier, Julie Ruiz
Raphaël Taubaty, Delphine Teixera, Laurent Voiturin.